L'escalade - 1. La découverte

03/09/2012 à 20:51:44 - Aucun commentaire

Cela fait maintenant plus d'un an que j'ai découvert l'escalade, et je suis vraiment accro.

En arrivant en classe de première, trois sports obligatoires: volley-ball, course à pied (jusque à ça va), et escalade. Mince alors, ça fait peur l'escalade, on monte haut, c'est dangereux ! Et c'est obligatoire, flute.

J'avais déjà eu une expérience d'escalade étant plus petit (vers mes 10 ans): un ami m'avait emmené à fontainebleau pour un week-end. Je n'avais pas vraiment pris de plaisir à grimper là bas. Pour ceux qui ne connaissent pas, à fontainebleau on grimpe sur des cailloux bas, et donc sans corde.
J'avais fini la séance d'escalade tétanisé, ne voulant/pouvant plus avancer, j'avais trop peur. Et c'était d'autant plus frustrant que mon ami lui, y arrivait sans problème.
Bref, tout ça pour dire que je n'avais pas une très bonne image de l'escalade.

Nous voilà donc en route pour la salle d'escalade (non, mon lycée n’était pas à 5 minutes d'un site naturel, c'est bien dommage).
Une fois arrivés là bas: que c'est haut ! Rien à voir avec fontainebleau. Ici le mur fait huit mètres de haut, on grimpe donc attachés.

la-salle-

On nous explique donc comment s'encorder, utiliser le système d'assurage, en bref comment ne pas mourir écrasé en bas de ce grand mur.
La première ascension est difficile. Mais le pire, c'est la première descente. Tu arrives en haut, tu es super content putain, tu as réussi à monter tout en haut avec tes petites mains !! Et maintenant on te dis de tout lâcher. De te tenir à la corde et qu'on va te faire descendre tout doucement. MAIS TOI TU NE PEUX PAS TOUT LÂCHER !! Au début on ne fait pas confiance à cette corde, tout lâcher revenait presque à sauter dans le vide. Mais finalement, tu es quand même obligé de lâcher cette prise du haut du mur. Et tu redescend, doucement, comme prévu.
Une fois en bas tout s'est bien passé, je suis encore en vie.

Après être redescendu, j'avais une espèce d'explosion en moi. C'est indescriptible. Une espèce de poussée d'adrénaline: "je l'ai fait. Je suis monté là haut, j'ai RÉUSSI !!". Malgré la peur, la difficulté, j'ai réussi. Cette satisfaction je ne l'ai que rarement retrouvé C'est tellement grisant, on se sent tellement bien.

Je n'ai eu qu'une envie: monter encore, ressentir à nouveau ce sentiment d'avoir réussi l'impossible.
Essayez, ça vaut le coup. Mais si jamais en redescendant, vous avez ce même sentiment, cette satisfaction totale de l'avoir fait; préparez vous à vous mettre sérieusement à l'escalade. C'est une drogue :) .

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L'importance de la sauvegarde

11/05/2012 à 17:50:00 - Aucun commentaire

Mieux vaut trop que pas assez.

Si il y a bien un point sur lequel je suis intransigeant, c'est sur la sauvegarde des photos. Autant la plupart de mes documents sont disséminés sur plusieurs ordinateur, mais mes photos, elles sont toutes triées et dupliquées à l'identique à plusieurs endroits.

Petite explication.
Les photos sont des moments uniques. Que ça soit des "belles" photo, ou même de simple photos de famille ! Toutes ces images vous seront pour l'immense majorité impossible à refaire !
Aussi, il faut s'assurer de ne pas les perdre.
Ce qui m'énerve les plus, ce sont les gens qui mettent toutes leurs photos en vrac dans "mes images"... Si vous vous sentez concerné, ne pleurez pas si un jour vous perdez tout ;) .

Déjà la première consigne est de dupliquer les photos ! Copier copier copier... Le minimum est deux exemplaires. Afin de pouvoir en remplacer un si il vient à tomber en panne. L'idéal est trois exemplaires ou plus, afin d'être paré à toute éventualité.
Et quand je dis trois exemplaires, je parle sur trois supports différents, copier deux fois la photo sur le même disque dur ne sert bien sur à rien. Un bon support de sauvegarde peut être des DVD, disques durs, cartes SD, ...
L'idéal est également d'avoir au moins un support dans un autre bâtiment, afin de prévenir les incendies, cambriolages, ... (quand je vous dit que je suis parano, mais encore une fois, il est inenvisageable pour moi de perdre mes photos).

Dernier point, il faut que la sauvegarde soit une habitude régulière, afin de ne jamais avoir une photo en un seul exemplaire quelque part, c'est pour ça qu'une sauvegarde en quatre, cinq ou plus est assez lourd, et donc plus difficile à effectuer régulièrement. Trois est un juste milieu selon moi.

J'ai pour ma part choisi d'avoir trois disque dur de stockage, étant donné que je garde toutes mes photos, qui sont pour la plupart en RAW (plus lourd que le jpeg).
Voilà ma méthode de sauvegarde en triple:
J'ai créé tout d'abord une partition par appareil photo et par année, les mêmes sur chaque disque dur (par exemple "D90_2011", "D90_2012", "D40_2010", "LX5_2012", ...).
- Je possède un disque dur interne "de travail" sur lequel je décharge les photos de mon appareil, et c'est sur ces photos que j'apporte mes retouches. Il fait 1 To.
- Ensuite un disque dur externe de sauvegarde "rapide", sur lequel je sauvegarde immédiatement toutes mes photos après les avoir déchargées. Comme ile ne fait que 200Go, je ne garde dessus que l’équivalent de 6 mois ou un an de photos.
- Et enfin mon disque dur de sauvegardes permanent, sur lequel je copie les photos tous les deux ou trois mois, et il y a dessus l'intégralité de mes photos, comme le premier en fait. Il fait aussi 1To. Celui ci est stocké dans un appartement éloigné de chez moi (sauf quand j'effectue la sauvegarde, bien entendu).

En bref, soyez parano, vous serez content en cas de pépin !
Vos photos valent bien ça.

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Le tri des photos !

08/05/2012 à 23:00:00 - Aucun commentaire

Moi quand je trie, je trie...

Quand on regarde mon site, enfin au moins la partie portfolio, on peut se dire que j'ai effectivement beaucoup de photos. Mais comme je dis toujours quand on me fais des compliments sur mes photos, ce n'est que quelques photos.
Il y a une petite centaine de photos sur mon site au moment où j'écris ces lignes. Pour information, sachez que mon disque dur (enfin mes disque dur, voir ici) contient actuellement plus de 20 000 photos. Oui vous avez bien lu. Vingt mille.

Le premier point à aborder est que je conserve absolument toutes mes photos. Une photo qui ne me plait pas, du moment qu'elle n'est pas noire ou complètement floue, je la garde.
J'avais lu quelque part ce terme, qui me plait bien: j'utilise mon disque dur comme un négatif au temps de l'argentique: je garde toutes les photos. Comme ça, quelques années après, en fouillant dans mes photos je découvre des perles qui avaient échappé à mon attention au moment du premier tri. Alors oui, 100go de photos pour deux ou trois trouvailles, ça peut paraitre démesuré...

Ensuite, ma méthode de tri est simple, j'annote un petit drapeau dans mon logiciel de gestion de photos (Adobe Lightroom pour ne citer que lui). Avant je gérais mes photos dans l'explorateur de fichier, mais faire une copie de chaque fichier dans un dossier "sélection n°54", ça devient vide ingérable quand le nombre de photo augmente. Alors à 20 000 photos, autant dire que ce genre de logiciel de gestion d'albums vous sauve une vie.
Merci aux mots clés, à la sélection d'images, aux albums, aux options d'export groupés, ... Tant de choses qui font gagner du temps, plein de temps.

Je fais dans ce tri un tri drastique, c'est à dire que si la photo a un moindre petit truc qui me déplait, je ne la sélectionne pas (mais je ne la supprime pas non plus). Je suis très exigeant. Même si l'idée de départ pouvait être bonne, si la photo présente quelques intérêts, tant pis, si elle ne me convient pas parfaitement elle n'est pas sélectionnée.
Je ne suis pas un adepte de la retouche. Pour moi la retouche ne sert pas à rendre une photo jolie, elle ne sert qu'à sublimer une photo qui est déjà réussie dès la prise de vue ! Certaines personnes ne pensent pas ça, et arrivent très bien à démontrer le contraire. Mais c'est mon coté vieux jeu de celui qui a découvert la photo avec l'argentique et ses contraintes...
Je me cantonne donc au strict minimum dans la plupart des cas: exposition, contrastes, recadrage, ...

Voilà, pour conclure, je dirais que chacun est libre de faire ce qu'il lui plait. Ma photo à moi doit être réussie dès la prise de vue, sinon c'est direction le fond du disque dur ! ;)

Publié dans les catégories : photo, technique, workflow

Exposition photo!

18/04/2012 à 16:30:00 - Aucun commentaire

Cette année encore, j'expose mes photos !


exposition-photo

Dans le cadre des portes ouvertes des ateliers d'artistes de Fontenay j'exposerai mes photos les 5 et 6 mai 2012 à l'adresse suivante:

15 rue Guérin Leroux
94120 Fontenay-sous-bois

Les visites pourront se faire entre 13 et 20h, n'hésitez pas à venir me rencontrer et regarder mes photos !
J'exposerai avec une amie photographe, et des ateliers seront ouverts dans toute la ville, il n'y aura pas de quoi s'ennuyer.

J'espère vous y croiser,
Etienne.

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Tamron 90 mm f/2,8 macro

11/01/2012 à 19:00:00 - Aucun commentaire

En voilà un beau cadeau ne noël ! Première impression du joujou.


Cette année le père noël m'a gâté !
tamron-90mm-macro

Un bel objectif que voilà. J'ai à peine eu le temps de le tester, le temps n'est pas franchement propice aux photos d'insectes ces temps ci.

Première chose que je remarque par rapport à mes autres objectifs (50mm, 18-55.. de petits gabarits en plastique): le poids ! Ça pèse ! Et ce n'est même pas un objectif en alliage de magnésium... Je n’ose même pas imaginer le poids d'un 70-200 f/2.8.
La construction est honorable, on a une impression de solidité, c'est rassurant.
La bague de mise au point fait aussi office switch manuel/automatique (selon sa position avant/arrière), très pratique pour ne pas avoir à sortir l’œil du viseur. Elle tourne parfaitement, sans accroc et de manière fluide.

Petit bémol quand à la mise au point automatique, qui patine un peu, voire beaucoup en rapproché (de toute façon à 40cm du sujet, une mise au point manuelle est souvent privilégiée). J'ai parfois l'impression d'un léger back-focus (mise au point faite un peu derrière le sujet), mais c'est encore à confirmer.
De toute façon il est écris partout que les optiques tamron ne sont pas des foudres de guerres en AF. On a rien sans rien.

En bref, je vous conseille vivement cet objectif pour débuter en macro, à 400 euros il est deux fois moins cher que son homologue Nikon ou Sigma. En contrepartie il ne faudra pas en attendre trop de l'AF, et vous aurez la stabilisation en moins. Mais 400 euros pour ça, surtout quand on débute, ça n'est pas indispensable à mon avis.

A très bientôt, avec des photos en plus la prochaine fois !

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PS: oui, ce blog est quasiment mort, mais on va essayer de le ranimer. Je ne promet rien !

Publié dans les catégories : materiel, photo

Coucou !

10/01/2012 à 22:12:06 - Aucun commentaire

Coucou les copains !

Ah il n'y a personne ..?
Tant pis !

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(Ceci était un petit mot pour dire que je ne suis pas mort)

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Le style évolue avec le temps

23/10/2011 à 20:11:41 - Aucun commentaire

Au cours de ces quelques années à pratiquer la photo, je vois déjà mon style changer.

Cela se voit tout particulièrement sur mes photos de feux d'artifices, car on a un point de comparaison très net, les autres photos ne se ressemblent que rarement assez pour qu'on puisse les comparer.
Prenons ces deux photos par exemple, elles ont été prises à un an d'intervalle.

14-juillet-2010 le-bouquet

On voit bien la différence ici, sur une assez courte durée pourtant.
En 2010 les photos sont très minimalistes. On ne voit vraiment que la fusée. Sur les photos de cette année, la fumée, l'ambiance ressortent beaucoup plus.

Cela est du au fait qu'il y a encore un an, je me concentrais d'avantage sur la technique, sur les réglages, car la photo de feux d'artifices est quelque chose d'assez dur à photographier au début. Maintenant que je suis plus à l'aise, que j'ai des réflexes, j'arrive mieux à travailler ma photo, à faire ressortir une ambiance. Et cela s'est traduit par l'utilisation du la fumée, mise en évidence du paysage, bref mon objectif n'était pas uniquement le feu d'artifice en lui même, mais aussi tout ce qu'il y avait autour.
Et l'année prochaine, qu'est ce que ça donnera ?

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Pourquoi mes photos sont publiés sous licence Creative Commons ?

23/09/2011 à 16:00:00 - Aucun commentaire

Pourquoi je publie mes photos sous licence Creative Commons ? Pourquoi mes photos sont publiés sous licence Creative Commons ?

Creative Commons, C'est quoi ?

Pour comprendre les licences Creative Commons (qui je remplacerai par CC à partir de maintenant, parce que je suis un gros flemmard), il faut avant tout savoir ce qu'est le droit d'auteur. En France, toute création, qu'elle soit artistique ou autre est automatiquement protégée par ce droit d'auteur. C'est à dire qu'à partir du moment où vous créez une œuvre, elle vous appartient. Nul besoin de déposer de copyright comme aux USA. Vous avez donc tout pouvoir sur cette œuvre. Et, sauf mention du contraire, personne n'a le droit de la réutiliser si vous la publiez. Oui oui, vous avez bien lu: toutes ces photos prises sur divers sites et puis publiées sur son blog ou facebook, sont pour la plupart illégales.

Dès qu'il s'agit d'une œuvre qui peut prendre de la valeur, cela prend tout son sens. Pour des photos, car c'est ce qui nous intéresse ici (mais tout ce que je dirai dans cet article peut tout aussi bien s'appliquer à des dessins, de la musique, ou tout autre création), elles peuvent très rapidement passer de personnes en personnes sans même que le photographe en soit informé, surtout avec la rapidité de circulation des informations par internet. Si le photographe vend en parallèle ces photos, cette circulation le prive donc de son revenu, d'où le droit d'auteur, qui lui permet d'interdire cette circulation non désirée.

Pour en revenir à la licence CC, c'est en quelque sorte une "couche" que l'on décide ou non de rajouter au droit d'auteur, afin de le rendre plus permissif. Car oui, par défaut le droit d'auteur interdit toute reproduction et diffusion. Les licences CC permettent d'autoriser la diffusion de vos œuvres, avec quelques conditions, de manière à ce que votre œuvre reste la votre. Il est bien sur possible d'autoriser cette diffusion sans CC. Le plus permissif étant de les laisser dans le domaine public, mais vous perdez alors tout droit dessus. Vous pouvez aussi simplement laisser une mention "autorisation de reproduction blablabla..." mais l'avantage de la licence CC est que vous avez des conditions claires, avec un texte officiel sur lequel vous pouvez vous appuyer pour d'éventuelles poursuites.

Il existe en tout 6 licences de type CC, chacune ayant ses particularités.
La première, la licence "nue": la CC-BY, n'importe qui peut réutiliser, modifier, publier votre œuvre comme bon lui semble, mais à condition de citer votre nom (et c'est là tout l’intérêt des licences CC).
On peut ensuite greffer trois "attributs" à cette licence (que l'on peut combiner), qui ne changent pas les conditions initiales (citer votre nom) mais qui permettent d'y ajouter des restrictions:
- NC: Non Commercial, liberté de partage, modification, publication à condition de n'en tirer aucun profit économique.
- ND: No Derivs: publication et partage autorisés, mais la modification le l’œuvre est interdite.
- SA: Share Alike: L'ouvre dérivée (donc la modification est autorisée) est placée obligatoirement sous la même licence que l'original.

Ainsi, en combinant ces attributs on arrive au total des 6 licences CC (cliquez pour plus de détails sur chacune d'entre elles):
- CC-BY
- CC-BY-NC
- CC-BY-SA
- CC-BY-ND
- CC-BY-NC-SA
- CC-BY-NC-ND

Comment utiliser les licences CC ?

L'utilisation de ces licences est très simple, il suffit de mentionner le nom de la licence choisie à chaque endroit où la photo est publiée, comme vous pouvez le voir en bas des pages de mon portfolio.


Pour en savoir plus sur les détails de chaque contrat, je vous redirige vers le site officiel: creativecommons.org/licenses/

Oui mais pourquoi ?

J'ai pour ma part choisi d'utiliser la licence CC-BY-NC pour mes photos. Ll'attribut NC est pour de me réserver le droit de vendre mes œuvres, mais n'oubliez pas que ces licences concernent le cas où l'on ne demande rien à personne, il est toujours possible de faire des exceptions ! (on reste toujours totalement propriétaire de son œuvre).
Ensuite, on se dit souvent que si le partage de nos photos est autorisé, il n'y a plus de raisons de les vendre, je ne suis pas de cet avis. Déjà pour moi il est intéressant de pouvoir réutiliser et partager des œuvres librement. Je me met à la place de mes visiteurs, il est toujours agréable de pouvoir réutiliser une photo et/ou la modifier, citer un nom n'est pas grand chose en comparaison du service rendu ! Je suis pour un esprit de partage sur internet (et en général), permettre la réutilisation de son travail devrait être bien plus répandu, mes photos seront plus utiles aux gens comme ça.
J'aime pouvoir réutiliser d'autres œuvres. Sans avoir à payer.
J'aime le partage et la découverte, pas l'enfermement dans les achats et droits restrictifs.
Les licences CC finalement, c'est se mettre à la place de son visiteur, et lui dire qu'il a le droit, qu'il peut utiliser.

Vous pourriez me dire qu'on tire plus d'avantages à faire payer ces photos qu'à les laisser diffuser librement, et bien pour un petit photographe qui démarre comme moi, c'est tout le contraire. L'obligation de citer mon nom me fait de la pub, me fait connaitre. Alors que si j'avais obligé à payer, mes photos ne se seraient jamais diffusées, mon nom non plus. C'est par exemple le cas des deux photos dans ce tutoriel du site du zéro (c'est un site chouette, d'ailleurs), qui m'apporte plusieurs visiteurs par jour !

Quand à la vente de mes photos, au jour du numérique, je considère que ce tas de pixel a bien peu de valeur et n'est pas très agréable à regarder, je vend donc des tirages d'une photo, qui eux, étant limités à 30 exemplaires par photo, sont les œuvres. Et oui, mon portfolio n'est donc qu'une pale présentation de mon travail. Pour admirer une photo, il vaut mieux la voir sur papier, sachez le !


Et pour finir, je respecte tout à fait le choix des gens qui gardent tout droit sur leurs œuvres, chacun fait ce qu'il lui plait. Mais, pitié, faites le par choix, et non pas par ignorance.
Bonne photo à toutes et à tous !

PS: Réutilisez mes photos ! Imprimez les, modifiez les ! Allez y ! (mais n'oubliez pas mon nom ;) ).

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Découvrir la pause lente

10/09/2011 à 12:25:37 - Aucun commentaire

En photo on appelle "pause lente" une photo ou le temps de pause est très long, ce qui permet de réaliser plusieurs effets tels que de longues trainée, ou un effet de flou sur des parties précises de la photo. Je vous invite à découvrir ou à redécouvrir cette pratique passionnante !

Petit rappel technique pour les mauvais élèves concernant le temps de pause de l'appareil.

Le temps de pause d'un appareil correspond au temps pendant lequel la surface sensible reçoit de la lumière. Concrètement, votre appareil photo dispose d'un capteur (ou d'une pellicule, mais cela fonctionne exactement de la même manière) qui va recevoir la lumière de la scène photographiée, qui passant par l'objectif. Le temps de pause correspond donc au temps que passera le capteur à recevoir cette lumière.
L'application la plus simple est la gestion du flou: plus le temps de pause est court (1/200e de secondes, 1/1000e de secondes) plus le mouvement sera figé. C'est normal, le capteur ne "verra" la scène qu'une fraction de secondes. Au contraire, plus le temps de pause est long (1seconde, 5 secondes, ...) moins l scène sera nette, le capteur enregistrera toutes la lumière pendant tout ce temps, alors la moindre chose qui bougera sera floue.

Et la pause lente dans tout ça ?

Vous l'aurez deviné, la pause lente utilise des temps de pause... longs !
Le principe est d'immobiliser l'appareil, durant tout le temps de pause, qui peut durer plusieurs secondes voire plusieurs minutes. Cela permet d'avoir un décor net, où tout objet mouvant sera plus ou moins flou.

Light painting

On peut utiliser cette technique à plusieurs fins, celle que j'utilise le plus étant le "light painting". Pour ceux qui ne connaissent pas, cette technique consiste à se placer dans un endroit sombre (la nuit par exemple), utiliser un temps de pause très long, et une ou plusieurs lampes afin de "dessiner". Le fond étant sombre l'appareil le verra à peine, tandis que grâce à la pause longue, tout le cheminement de la lampe sera "enregistré" par le capteur.
Ces deux photos ont été réalisées grâce à ce principe:

Portfolio:Evolution Lumineux mouvement

La seconde par exemple, est faite avec une lampe de poche, et j'ai simplement laissé l'appareil ouvert une vingtaine de secondes, de nuit, et je me suis balancé avec la lampe tournée vers l'appareil.
On peut également remarqué que la balançoire sur laquelle je me trouvait est presque invisible, mis à pat un léger halo blanc. Cela nous amène à l'utilisation suivante: le flou volontaire.

Les flous volontaires

En plus du light paiting, les pauses lentes permettent de jouer avec les zones floues ou nettes. On peut grâce à elle avoir une plage nette et rendre la mer brumeuse. Ce principe s'applique très bien sur des rivières ou cascades comme sur la photo suivante:

Ecoulement
Ici la cascade semble "gelée" et l'eau très brumeuse. C'est ici une utilisation très répandue de la pause lente.

Une utilisation un peu moins banale, mais qui peut se révéler très utile: supprimer les gens. vous êtes en vacances, et vous désirez une belle vue d'ensemble du magnifique château que vous voyez. Le seul problème est que des dizaines de touristes ont eu la même idée que vous !
La pause lente peut vous aider à les supprimer de votre photo ou au moins de les rendre moins visibles. C'est assez simple: posez votre appareil de manière à ce qu'il soit immobile: pied, muret, ... et faites une pause la plus lente que la lumière vous le permet (plus il y a de lumière, plus il est dur de faire une pause très lente), les touristes qui sont en mouvement seront sur votre photo une simple masse floue qui gênera beaucoup moins.

Faire une pause lente, en pratique

Réaliser une pause lente est vraiment très simple. Mais il faut toutefois avoir un appareil qui permet de régler le temps de pause manuellement. Si vous avez un reflex ou un bridge, vous ne devriez avoir aucun problème à changer ce paramètre. Si vous ne savez pas comment faire, referez vous à votre manuel d'utilisation, je ne peux bien sur pas faire une notice complète pour chaque appareil photo sur le marché...
Si vous disposez d'un appareil photo compact, il se peut que le réglage du temps de pause ne soit pas disponible. Si c'est le cas, regardez dans vos modes scène si vous ne disposez pas d'un mode "Feu d'artifices", ils fonctionne très bien pour faire du light painting. En revanche il vous sera très difficile de faire des pauses lentes de jour (type cascade, mer, ...).
Ah, et oubliez les téléphones portables.

Il vous faudra ensuite quelque chose pour tenir votre appareil photo parfaitement immobile pendant tout le temps de la pause. L'idéal est bien sur un pied photo, mais tout le monde n'a pas forcément ça, ou il est parfois un peu encombrant pour être transporté (randonnée, ...). Dans ce cas vous pouvez utiliser un mini-pied, on en trouve dans les 15€ dans le commerce. Ils se posent sur une table, un poubelle, ou même par terre, et sont largement assez stable pour soutenir le poids d'un compact ou d'un petit reflex !
Dans le pire des cas, poser l'appareil sur une surface plate est une solution qui marche pour un temps de pause pas trop long (pas au dessus de 10 secondes pour ma part).

Il se peut aussi que le simple fait d'appuyer sur le bouton de votre appareil le fasse légèrement vibrer l'appareil, et ainsi provoquer un flou indésirable. Le mieux est d'utiliser une télécommande, mais encore une fois, tout le monde n'a pas toujours ça sous la main. Il est également possible d'utiliser le retardateur de l'appareil photo, qui vous évitera qu'il se déclenche au moment où l'on appuie sur le bouton.

Petite astuce pour ceux qui n'ont pas envie de mettre 30€ dans une télécommande de marque: il est possible d'utiliser une télécommande universelle de télévision comme déclencheur à distance (à condition que votre appareil photo aie une fonctionnalité de déclenchement par télécommande bien entendu). Il faut que cette télécommande puisse faire un balayage automatique des fréquences. Ou une détection automatique. Le principe est le suivant: vous maintenez un bouton et la télécommande balaye toutes les fréquences qu'elle a en mémoire. Pendant ce temps, laissez la pointée vers l'appareil prêt à être déclenché et, au moment où celui ci prend une photo, relâchez la touche de la télécommande. Elle mémorisera alors la fréquence de votre appareil et vous pourrez l'utiliser pour déclencher celui ci !
C'est en tout cas comme ça que ma télécommande fonctionne et elle marche très bien !

Le gros avantage d'utiliser une télécommande est la possibilité (selon votre appareil) d'utiliser la pause T. C'est un temps de pose un peu spécial qui permet de commencer l'exposition en appuyant sur le bouton, et de l’arrêter en ré-appuyant dessus. Avec on peut donc atteindre des temps de pause énormes de plusieurs dizaines de minutes !

Les filtres gris

Pour finir, la plupart des pauses longues de jour sont très difficiles à réaliser. Quand il y a trop de lumière, on peut rarement faire plus de 4 ou 5 secondes. Dans ce cas il faut utiliser un filtre "gris neutre". Ce sont des filtres gris plus ou moins foncés à mettre devant l'objectif qui assombrissent l'image et permettent donc un temps de pause plus long !
Ils ont pour référence ND n°... plus le numéro est grand plus le temps de pause pourra être grand. Si vous avez un temps de pause de 10 secondes sans filtre, avec un filtre ND 100 (par exemple) le temps sera multiplié par 100, vous aurez alors pour un même exposition, un temps de pause de 300 secondes ! avec un ND 200 200, etc...

Pour augmenter encore le temps de pause on peut réaliser plusieurs photos puis ensuite les combiner grâce à un logiciel de retouche informatique. On utilisera cette méthode pour des pauses supérieures à 5 minutes, car au bout d'un certain temps, une longue exposition au capteur le fait chauffer, ce qui produit beaucoup de bruit. Et une pause de plus de 10 ou 15 minutes est parfois est tout simplement impossible, car le capteur chaufferait trop.
Je reviendrai sur cette méthode si elle vous intéresse dans un article dédié.

Sur ce, il me reste à vous souhaiter de faire de très belles photos, n’hésitez pas à en envoyer ou à partager vos expériences. A bientôt !

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Pourquoi un blog ?

09/09/2011 à 23:11:57 - Aucun commentaire

A peine mon portfolio fini, j'avais déjà dans l'idée d'ouvrir en parallèle un petit blog. Oui mais pourquoi ?

Ce blog a pour but de vous faire partager mon expérience en photo, mais pas uniquement. Je souhaite aussi en profiter pour passer mes coups de gueules ou dire n'importe quoi qui me passe par la tête. Ne vous étonnez pas si je ne parle pas toujours de photo ici.
Je me suis beaucoup inspiré des blogs de sebsauvage et du hollandais volant, ce sont eux qui m'ont donné le courage et l'envie de faire ce blog, et je les remercie par ailleurs de la qualité des leurs. Si vous vous intéressez à l'actualité informatique vous devriez les ajouter en favoris très vite, si ce n'est pas encore fait !

Il faut aussi savoir que je ne compte assurer aucun rythme de parution régulier des articles. Au début je serai forcément très actif, mais il se peut qu'il se passe beaucoup de temps avant que l'envie d'écrire ne me prenne. Il se peut donc que ce blog semble tomber à l'abandon. C'est comme ça. Je ne fais pas ce blog pour m'imposer "un article par semaine", j'écrirai quand j'en aurai envie.

Pour en revenir au thème principal de ce blog, la photo, si vous venez de mon portfolio vous aurez deviné que c'est une passion pour moi, si vous n'y êtes jamais allés je vous invite à y faire un tour !
Je pratique la photographie depuis plus de 4 ans maintenant, de manière plus ou moins intense selon mon humeur. Je reviendrai bientôt en détail sur ma pratique et ma conception de la photographie dans un article dédié.

Sur ce, ce petit article d'introduction se termine. A très bientôt et bonne visite !

Publié dans les catégories : blog, introduction, portfolio